Continuons à « fréquenter » Laurence

Posté par tto45 le 21 juin 2007

laurencecolliersmall.jpg

Comme le déclarait Hannah Arendt dans une cérémonie organisée en l’hommage de Karl Jaspers, « Il faut apprendre à fréquenter les morts ».

Il faut apprendre à fréquenter les morts,  et « ce qui, dans l’homme,  est le plus éphémère et néanmoins sa véritable grandeur, la parole et le geste, unique,  qui meurt avec lui et a besoin  que nous nous souvenions de lui », de même que « les hommes sur terre ont besoin de chair et de sang ».

Prenons donc le temps de continuer à fréquenter Laurence

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Papa (François Morel)

Posté par tto45 le 27 avril 2012

http://www.dailymotion.com/video/xqf4gu

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En 2012 retrouvons notre âme d’enfant pour le plus grand bien de notre monde…

Posté par tto45 le 31 décembre 2011

En 2012 retrouvons notre âme d'enfant pour le plus grand bien de notre monde... dans Famille Voeux-2012

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Entretien filmé avec Hannah Arendt

Posté par tto45 le 7 décembre 2011

Sur un livre qui t’est dédié.

Visible directement sur Daily motion en cliquant sur ce lien.

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Chronique d’un monde sans toi (décembre 2011)

Posté par tto45 le 4 décembre 2011

Laurence, ton absence m’accompagne tout particulièrement en ce mois, cinq ans après ta disparition brutale. Quelques lignes sur l’évolution d’un monde auquel manquent, définitivement, ta présence, ta voix, ton regard, tes idées, tes joies, tes peines et ton rire.

5 décembre 2006 – 5 décembre 2011.  Cinq années pleines de « bruit et de fureur ». Une année 2011 sous le triple signe de la fermeture, de l’ouverture, de l’incertitude.

La fermeture d’une vision superficielle et totalitaire de la vie et de la condition humaines. Les résultats catastrophiques du virage pris dans les années 1980, avec le détricotage de tout ce qui avait été construit par nos ainé(e)s à la sortie de trente ans de barbarie et l’oubli des origines de cette barbarie (la réduction des hommes à un hommo economicus mu par le seul appétit du gain) sont devenus visibles pour tous les êtres humains de ce monde globalisé soumis à la dictature de la religion la plus destructrice qui ait été créée, celle du « Marché autorégulateur ». Les auteurs, les pensées, et les œuvres ayant tiré les leçons de ces « temps sombres », ne manquent pourtant pas. J’en citerai trois que j’explore tout particulièrement : Hannah Arendt (1906-1975) et L’humaine condition (1958), Camus (1913-1960) et L’homme révolté (1951),  Karl Polanyi (1886-1964) et La grande transformation (1944). Citoyens et politiques devraient lire ou relire ces trois œuvres qui aident à comprendre ce que nous vivons et à penser comment en sortir.

L’ouverture avec le réveil des peuples, des citoyens. Révolutions arabes qui semblaient, presqu’à tous, inimaginables il y a seulement quelques mois. Succès extraordinaire du livre d’un de ces nonagénaires magnifiques, mémoire vivante du geste « Résister », avec pour écho la levée chez les jeunes de tous pays d’un sentiment et d’un mouvement d’indignation germes d’une politique et d’une démocratie réinventées.

Le retour de l’incertitude et de la fragilité dans les affaires humaines. Le rêve fou de contrôle des gestionnaires et des experts explose. Personne ne sait aujourd’hui ce qui nous attend dans les semaines à venir. Nous vivons encore sur la lancée d’habitudes économiques (la bourse, la croissance, le travail ou le chômage..) et politiques (les échéances électorales) en voie de dissolution. L’élection présidentielle de 2012 sera-t-elle le rendez-vous attendu par beaucoup ou sera-t-elle balayée par la montée de l’autoritarisme ou le surgissement de la révolution citoyenne ? Reprise de la sacro-sainte croissance ou entrée dans une période de reconstruction d’un monde durable ? Explosion de l’Europe sous les attaques de la finance ou refondation ?  …

J’aurais tant aimé débattre, échanger avec toi sur toutes les questions qui se posent. Ton souvenir fraternel m’y aide, un peu…avec tous ceux et toutes celles qui t’ont croisée un jour.

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L’exception que chaque être constitue

Posté par tto45 le 11 novembre 2011

Extrait[1] d’un merveilleux livre qui vient de paraître . Si vous voulez voyager à travers la pensée d’Arendt plongez dans  Le musée imaginaire d’Hannah Arendt de Bérénice Levet (Les essais, Stock).

« Ce qui caractérise les totalitarismes, établit Arendt, c’est moins un pouvoir despotique sur les hommes qu’un système dans lequel les hommes sont de trop. » Ce qui est de trop, au regard des régimes totalitaires, c’est le caractère unique de chaque individu, son imprévisibilité, sa liberté, l’« enclave d’inattendus et de métamorphoses » qui fait son humanité, selon l’extraordinaire métaphore de René Char. Les totalitarismes rêvent d’un monde où chaque homme serait substituable à tout autre, un monde sans pluralité – notion qui n’est pas à entendre en un sens quantitatif mais qualitatif : l’humanité est plurielle en cela qu’elle est composée d’êtres absolument uniques et néanmoins capables de se comprendre, de former une communauté, de partager des expériences. La littérature à l’inverse ne s’attache qu’à la singularité des vies humaines. Il n’est pas de héros de roman dont, à la fin, on ne puisse dire ce que l’on pouvoir dire de tout homme: « Vraiment, il n’y avait personne auparavant. » L’écriture narrative sauve ce que les régimes totalitaires ont tenté de détruire dans les camps de concentration conçus comme laboratoires d’expérimentation visant à « transformer la personnalité humaine en une simple chose, en quelque chose que même les animaux ne sont pas ». Et Arendt de rappeler que le chien de Pavlov auquel on assimile cet homme réduit à un faisceau de réactions, était lui-même un « animal dénaturé », un animal qu’on avait « dressé à manger non quand il avait faim mais quand une sonnette retentissait ».

Tout discours qui accrédite un tant soi peu l’idée d’un homme substituable à tout autre, qui ne cherche pas à défendre l’être dans son unicité est ainsi odieux à Arendt d’où son attachement à la littérature et à l’art et son mépris et sa véhémence à l’endroit notamment de la sociologie et de la psychologie qui résorbent dans des lois générales l’exception que chaque être constitue.

Qu’en aurais-tu pensé, Laurence ? Ton exception nous manque, me manque…

 


[1] Page 100

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Hannah Arendt, des pistes pour un monde durable (conférence/débat à Lyon)

Posté par tto45 le 30 avril 2011

Le mouvement Utopia organise une conférence débat à Lyon autour de mon livre “Réinventer la politique avec Hannah Arendt”.  Tous les lecteurs de ce blog y sont cordialement invités.

Mardi 17 mai à 18h30, salle des mariages de la  Mairie du 7ème arrondissement de Lyon (Métro Jean Macé)
Hannah Arendt, des pistes pour un monde durable

C’est avec beaucoup d’émotion que je présenterai mon livre à Lyon, ta ville, Laurence dont l’absence et la présence m’accompagnent chaque jour…. 
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Chronique d’un monde sans toi

Posté par tto45 le 5 décembre 2010

Laurence, rien n’y fait. Ton souvenir a beau m’accompagner tous les jours c’est ton absence qui me saisit à la gorge ce funeste 5 décembre. Quatre ans que tu nous quittés et j’ai l’impression que c’était hier, que c’est aujourd’hui.

Depuis un an, après la disparition de papa presque trois ans, jour pour jour, après la tienne, notre vie s’est accélérée. Nous sommes devenus la génération des grands-parents, sans arrière-grands-parents, avec la naissance de Nathanaël. Il nous revient de tenir le flambeau de la transmission et d’aider nos enfants à accueillir les leurs dans notre monde. Pour le découvrir, tel qu’il est. Comme chaque nouveau venu, chaque nouvelle génération, ils auront à le « rénover et le remettre en place », selon l’expression de Hannah Arendt. Rude et exaltante tache.

Avoir le « souci du monde », telle est la principale leçon de la vie que j’aimerais transmettre. C’est ce à quoi je consacrerai, à ta mémoire,  chaque 5 décembre à travers cette « chronique d’un monde sans toi ».

Le tableau, ce 5 décembre 2010, est très cru, très froid, et pas uniquement à cause de l’arrivée très précoce de la neige et du froid. La barbarie financière est repartie de plus belle. Les banques que les États ont renflouées à coup de milliers de milliards d’euros ou de dollars, sans prendre en compte à aucun moment la misère provoquée dans leurs populations par une soif de profit sans fin, spéculent maintenant contre ceux dont elles ont provoquées l’endettement. L’Europe, à laquelle tu croyais encore en 2005, contrairement à moi, est devenu leur terrain de jeu favori. Les partis qui se sont succédés au pouvoir lors de cette décennie catastrophique (1980 -2010) continuent à sacrifier la politique, au sens le plus noble du terme, pour se consacrer totalement à la gestion des seuls intérêts privés. Prolifèrent en même temps une misère, une pauvreté et une précarité croissantes et une richesse indécente.

Heureusement du nouveau reste toujours possible. Des penseurs masculins appelle cela la force de l’improbable (Morin et Viveret par exemple) sans réaliser que sortant de temps encore plus sombres une femme d’exception avait pointé le « miracle qui sauve le monde de la ruine.

« Le miracle qui sauve le monde, le domaine des affaires humaines, de la ruine normale, « naturelle », c’est finalement le fait de la natalité, dans lequel s’enracine ontologiquement la faculté d’agir. En d’autres termes : c’est la naissance d’hommes nouveaux, le fait qu’ils commencent à nouveau, l’action dont ils sont capables par droit de naissance. Seule l’expérience totale de cette capacité peut octroyer aux affaires humaines la foi et l’espérance, ces deux caractéristiques essentielles de l’existence que l’antiquité grecque a complètement méconnues, écartant la foi jurée où elle voyait une vertu fort rare et négligeable, et rangeant l’espérance au nombre des illusions pernicieuses de la boîte de Pandore. C’est cette espérance et cette foi dans le monde qui ont trouvé sans doute leur expression la plus succincte, la plus glorieuse dans la petite phrase des Évangiles annonçant leur « bonne nouvelle » : « Un enfant nous est né. »[1]

L’année 2010 aura été de ce point de vue très ouverte. Avec une mobilisation étonnante en France rassemblant toutes les classes d’âge pour défendre la retraite à 60 ans et, plus largement, la dignité humaine. Sur le plan familial et amical , avec l’arrivée de nombreux nouveaux-venus dont deux nouveaux petits-neveux pour toi : Jules et Nathanaël. Quant à ton fils il a quitté, provisoirement, la vie sauvage de Londres pour découvrir le continent dont on parle le plus aujourd’hui « L’Asie ».

J’ai mené à bien, grâce à ton souvenir, un vieux projet commun : écrire et publier un livre. Il est consacré à l’auteur que nous avions, avec passion, découvert ensemble en cette année 2002 et qui avait servi de fil directeur lors de nos échanges fraternels de 2005. Il t’est dédié.

Tout mon amour et à  l’année prochaine….

 

 


[1] Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Agora/Pocket, p. 314.

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Merci Laurence !

Posté par tto45 le 25 novembre 2010

Ton souvenir m’a particulièrement accompagné ces trois derniers mois. J’ai eu l’impression chaque jour que tu lisais par dessuscouverturelivresurarendt.jpg mon épaule alors que je menais à bien un projet dont nous avions si souvent parlé : un premier livre, qui plus est sur mon auteur préféré avec Proust, Hannah Arendt.

Ce livre sort demain en librairie et c’est maintenant ton absence qui ressurgit. Ton enthousiasme et ton affection vont me manquer. Il t’est bien sur dédié.

A toi, Laurence, ma sœur. Ton absence et ton souvenir m’accompagnent. Que de discussions aurions nous eues ! Que d’améliorations aurais-tu apportées !

Merci Laurence ! dans Arendt pdf réinventerlapolitiqueavechannaharendtccordonnes.pdf

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Trente ans, deux accidents, trois disparitions, fragilité et respect de la vie humaine

Posté par tto45 le 7 août 2010

 

1960647.jpgLe 7 août 1980 maman faisait une chute mortelle dans ses escaliers. Elle était alors âgée de 57 ans.

Quatre personnes étaient présentes dans la maison ce soir là. Maman, papa, ma sœur Laurence et son fils âgé de deux semaines.

Ce drame a marqué durablement la vie de notre famille et a eu un écho tragique vingt six ans plus tard. Le 5 décembre 2006 Laurence faisait, à son tour une chute mortelle dans ses escaliers. Elle était alors âgée de 53 ans.

Papa est mort à 83 ans, dans son lit et après une longue maladie le 10 décembre 2009.

Cette année il ne reste donc aucun survivant des adultes présents il y a trente ans.

Quand je repense aux nombreux accidents qui ont émaillé nos vies et auxquels nous avons survécu, je reste toujours sidéré par la terrible injustice de ces deux morts. La vie humaine reste bien fragile et soumise aux mystères de chaque destin individuel.

En ces temps où certains prônent la haine et font écho, avec une crise rappelant celle de 1929, à certains appels des années 1930 dont on a connu les terribles conséquences, je tire de cette histoire familiale la simple leçon que toute vie mérite le respect.

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Proust, toujours….

Posté par tto45 le 6 août 2010

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« Je crois que chacun de nous a charge des âmes qu’il aime particulièrement, charge de les faire connaître et aimer, de leur éviter le froissement des malentendus et la nuit, l’obscurité comme on dit, de l’oubli… »

Lettre à Georges Goyau, 18 décembre 1904

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